Skip to main content
Dans le jardin de la Brasserie du Vallon, le houblon Tradition en automne 2015

Journal de bord du jardin #1 – Le début de saison

Salut tout le monde et bienvenus dans ce premier journal de bord du jardin !

J’espère que vous êtes au point parce que ça y est, c’est le printemps, l’époque ou on va pouvoir enfin admirer nos petites plantes pousser approche à grand pas ! 😉

 

Certains d’entre vous sont peut-être aussi, tout comme moi, entrain de se lancer dans la culture des divers ingrédients nécessaires au brassage, alors je me suis dit qu’un petit journal de bord pour répertorier mes erreurs et mes succès, pour vous faire part de mes modestes connaissances et vous montrer les résultats de mes expériences serait certainement le bienvenu 🙂

 

Petit résumé

 

Alors pour ce premier article je vais vous faire une petite liste de ce que je prévois de faire pousser à la belle saison, mais aussi, et surtout, vous faire un petit journal de bord du jardin contenant tout ce qui c’est passé de marquant depuis l’automne dernier ! Bon en fait ça sera plutôt un petit journal de bord des houblons, parce que je n’ai rien planté d’autre en automne.

Au programme du printemps donc :

Alors là je triche un peu à vrais dire. Le houblon et les céréales c’est 100% mon projet, mais les fruits et les épices c’est le jardin du pater ! Enfin bon, il boit bien mes bières alors on va pas se priver pour piquer quelques framboises ou de la menthe dans son jardin, hein ! 😛

 

Le houblon

 

J’avais planté l’automne dernier deux petits houblons achetés lors d’un de mes weekend à Strasbourg, c’était folklorique de trimbaler deux pots avec des petites plantes vertes dans le train en plus de mes valises ^^ À ce moment j’avais acheté un houblon anglais, Fuggle, et un houblon allemand, Tradition. Voyez vous-même la beauté de ces deux compères fraîchement achetés :

 

 

Avant l’hiver, j’ai décidé de pailler abondamment (enfin, de « feuiller » plutôt, mais je ne crois pas que ça se dit) les deux houblons qui venaient tout juste de finir de perdre leurs dernières feuilles. L’objectif étant de les protéger autant que possible des conditions hivernales (ce qui est légèrement inutile étant donné que le houblon est vraiment très résistant, en tout cas suffisamment pour le climat alsacien) mais aussi, et surtout, pour préparer le sol pour le printemps à venir.

 

Hein ? Comment ça préparer le sol ?

Et bien c’est simple, quand vous mettez un tas de feuilles humides assez conséquent quelque part, ça attire tout plein de petites bestioles, notamment des verres de terre, qui cherchent de la nourriture.

Du coup le paillage c’est formidable parce que quand les verres de terre viennent se nourrir ils font deux choses : ils creusent des galeries, ce qui a pour effet d’aérer et d’ameublir le sol, mais en plus ils créent un super engrais en décomposant les feuilles petit à petit.

Donc au final je me retrouve avec un sol tendre pour que les racines puissent bien pousser et enrichi en nutriments pour que la plante aient un maximum d’énergie au printemps. Et tout ça sans effort !

C’est un peu le principe de la permaculture, si je ne raconte pas trop de bêtises. Et même une fois le paillage enlevé, si vous décidez comme moi de l’enlever, les vers de terre resteront plus ou moins dans les parages. J’en ai encore vu un se balader en surface 6 jours après avoir enlevé le paillage !

 

Mais… pourquoi enlever le paillage au printemps si il est tellement bénéfique pour le sol ?

Et bien à vrais dire j’ai eu une petite surprise en fouillant à la recherche des premières pousses de houblon il y a quelques semaines. Le seul problème du paillage c’est que ça attire pas seulement les gentils vers de terre, il y a aussi d’autres petites bêtes moins amicales pour le houblon, voyez vous-même :

 

 

En tout cas, les petits bourgeons de Fuggle (tous roses) et de Tradition (encore tous blancs) se portent bien pour l’instant, je n’en ai vu aucun grignoté ! Et oui, je n’ai pas pu résister, je suis quelqu’un d’impatient par nature, donc a peine les premiers rayons de soleil sont arrivés, il a fallut que je regarde sous le paillage ^^ En tout cas je n’ai pas été déçu de ce que j’y ai trouvé (attention, il faut avoir de bons yeux) :

 

 

Bien, ça c’était pour les houblons de l’automne dernier et leur récente sortie d’hibernation.

 

Cette année, je me suis laissé tenter, lors d’un autre de mes weekend à Strasbourg, par deux nouvelles variétés. Bah oui, la balançoire qui me sert de support pour faire pousser le houblon possède deux côtés, il fallait équilibrer !

Du coup dans mes valises cette fois je suis rentré avec : un cultivar américain, un Columbus, et un français, un Strisselspalt. Comme ça maintenant j’ai une belle diversité de nationalités dans mon jardin !

 

 

Au moment où j’ai acheté ces deux houblons il y avait encore de la neige dans le jardin, comme vous pouvez le voir ci-dessus, donc pour les faire patienter un peu je les ai rempoté et recouvert d’une butte de 5-6cm de hauteur, puis stockés dans la cave, à environ 12°C. Mais à peine deux semaines plus tard, le Strisselspalt montrait déjà le bout de son nez !

Donc pour les calmer un peu, et ne voulant toujours pas les planter en pleine terre à cause du trop grand risque de fortes gelées, je les ai remisés dans la cabane du jardin, où notre olivier a passé l’hiver sans aucun souci.

En principe il fait rarement mois de 2°C dans la cabane maintenant que le plus gros de l’hiver est passé, sauf nuit extrêmement froide, et en journée il fait même souvent entre 8 et 10°C. Comme ça, c’est bien, en plus d’être légèrement ralentis par la température plus fraîche que dans la cave, mes houblons vont commencer à s’acclimater aux changements de températures naturels et aux cycles jour/nuit de mon jardin !

 

Je pense que cet automne je vais me laisser tenter par deux autres variété, certainement un Magnum, qui fait parti de mes houblons préférés, et quelque chose de plus aromatique et fruité type Citra ou bien Amarillo. Mais ces deux dernières variétés sont difficiles à trouver en Europe (donc il faut acheter aux USA et payer plus cher en frais de port que en houblons) et très prisées rien n’est sur.

Et puis il faut y aller progressivement, sinon mes parents, dont j’envahis peu à peu le jardin, vont râler ^^ De toutes façons mieux vaut commencer petit, ça évite de prendre le risque de tuer 10 pieds de houblon d’un coup !

 

Voilà, c’était tout pour les houblons. Je ferrai un autre petit journal de bord/reportage photo quand il y aura d’autres choses intéressantes à montrer, et croyez moi, vu la vitesse à laquelle le Strisselspalt grandit, il va y en avoir des choses à montrer ! Bien, passons maintenant à l’ingrédient principal de la bière (juste derrière l’eau) : les céréales !

 

Les céréales

 

Sont prévus pour cette première expérience dans le monde de l’agriculture : de l’orge, la base, utile pour faire mes propres malts spéciaux… Encore faut-il que j’arrive à le cultiver correctement ^^ Mais aussi du blé pour une bière blanche 100% steinbachoise (Steinbach = mon village, pour ceux qui ne suivent pas trop ^^) et du sorgho, pour un malt sans gluten sur mesure ! Expériences intéressantes à venir 😉

Le seul problème c’est que je n’ai pas grand chose à vous montrer, puisque … Je n’ai pas encore acheté toutes mes graines sur internet, que je n’ai pas encore préparé ma parcelle et encore moins semé quoi que ce soit ! Dans deux ou trois semaines je vais m’y intéresser plus sérieusement et j’en reparlerai dans un autre journal de bord.

Mais pour patienter, voila quand même une petite illustration de l’expérience que j’ai lancé rapidement avant de partir pour Belfort pour la semaine : ça germe ou ça germe pas ?… Je croise les doigts 😉

 

 

Oui, je sais c’est rien de très excitant, mais bon, je fais avec ce que j’ai ^^ Je vous tiendrais informé de l’évolution de cette minuscule expérience dans le prochain journal de bord, qui contiendra, j’en suis sur, des photo bien plus intéressantes !

Bon, petite aparté pour ceux qui se posent des questions quant à la rentabilité ou à l’intérêt de cultiver sois-même ses céréales. Sachez d’avance que c’est compliqué, pas rentable ou peu rentable et que les ingrédients produits ont des chances d’être de moins bonne qualité que ceux produits par des agriculteurs céréaliers et malteurs compétents et surtout bien mieux équipés.

Néanmoins j’ai quand même voulu mener l’expérience dans mon jardin parce que j’aime bien faire des tests et que j’ai quelques mètres carrés de dispo.

 

D’ailleurs en parlant de mètres carrés, je suis allé lire une poignée d’études statistiques réalisées en France les dix dernières années par ARVALIS sur les rendements de diverses céréales (notamment l’orge) et j’ai trouvé que les rendements de la plupart des variétés disponibles étaient aux alentours de 90 ou 100qt/ha … Ouai, je sais ça parle pas trop au commun des mortels dit comme ça ^^

Un quintal (qt) c’est simplement 100kg, et un hectar (ha) c’est 10 000 m². Donc, par la magie de multiples calculs mathématiques très complexes (des divisions et multiplications par 10 quand même), je peux vous affirmer que, avec un champ de 100 m², soit un carré de 10 mètres par 10 mètres donc, vous pouvez espérer récolter environ 100kg d’orge, soit 1kg par mètre carré !!… Si vous êtes un professionnel.

 

Toutefois en tant qu’amateurs j’imagine que le rendement est moindre, disons 70% de celui d’un pro, donc 700g par mètre carré. Enfin ça se discute. Ça dépend beaucoup de la variété semée, du climat, du talent du jardinier et de la qualité du sol de la parcelle.

Personnellement je vais me dire que je peux espérer au mieux 50% de rendement par rapport aux pros, et encore je suis généreux ! Donc ça nous fait quand même 500g par mètre carré de parcelle, donc pour faire juste de petites quantités de malts très spéciaux, avec 10 ou 20 mètres carrés, c’est déjà pas mal.

En tout cas en attendant d’investir dans un champs et tout l’équipement ultra cher nécessaire pour cultiver selon les normes, je m’en contenterai 😉

 

Par contre une information que j’ai été incapable de trouver sur le site de ARVALIS c’est si ils donnent les poids récoltés ou séchés. Bon je n’ai pas franchement pris le temps de chercher trop en profondeur non plus, j’ai trop de choses bien plus importantes à faire.

Donc si par hasard un de mes gentils lecteurs à l’information ou même juste une idée de la réponse, et quelques secondes pour rédiger un petit commentaire, je suis curieux de l’entendre !

 

Voilà pour les céréales et le peu que j’ai actuellement à en dire. Passons donc aux ingrédients qui vont me permettre de faire non seulement des bières fruitées et rafraîchissantes et des hydromels aromatisés, mais aussi certaines des expériences les plus intéressantes et les plus incertaines, j’ai nommé : les fruits !

 

Les fruits

 

Et bien pour les fruits, au risque de vous décevoir, je m’en remets à mon papa, retraité et jardinier amateur. Je l’exploite donc pour produire fraises, framboises et cerises, pour des kriek et des blanches fruitées faites maison, mais aussi des pommes et des poires pour un cidre du jardin ! Ah et il y a aussi des figuiers dans le jardin… mais ils ne produisent pas grand chose pour l’instant.

Et puis il ne faut pas oublier tous les fruits qu’on peut aller cueillir dans les environs de chez moi, c’est à dire des myrtilles, des mirabelles, des quetsches, des coings, des noix, des noisettes et ainsi de suite !

Et puis il ne faut pas oublier non plus les fruits que je pourrais éventuellement aller chercher chez des amis, notamment des raisins ou des oranges tous deux BIO !

 

Vous vous en doutez, la majorité des fruits vont venir ajouter une touche originale, fruités, ou fraîche ou que sais-je à certaines de mes bières. Mais ce n’est pas tout. Comme je l’ai dit dans la transition à la fin de la partie sur les céréales, en plus d’utiliser les fruits du jardin classiquement pour parfumer diverses boissons fermentées (c’est à dire bières, cidres et hydromels), je compte aussi faire une série d’expériences… Mais quoi donc ?

J’ai pour projet de créer des bières « sauvages » fermentées par l’action des levures naturellement présentes dans l’air ou la plupart des fruits non traités ! Moisissures et champignons en préparation, attention ! 😛 (Voir mon article « levures sauvages » à ce propos)

D’ailleurs à ce propos j’ai consenti tout récemment à un petit investissement de quelques dizaines d’euros pour être prêt à réaliser ces expériences dès les premiers fruits disponibles. J’en parle plus en détails dans un article dédié entièrement à ce petit investissement 😉

 

Dans cette section fruitée, malheureusement pour vous, amateurs de contenus illustrés, pas de photos. D’ailleurs dans la courte section suivante, rien non plus pour faire briller vos pupilles… Mais dans les prochains journaux de bord du jardin j’essaierai de me rattraper 😉

 

Les épices

 

Bon pour les épices, rien de fou pour l’instant, mais dans les prochains mois je vais peut-être réussir à motiver le pater à m’accorder un petit carré de jardin pour y faire pousser de la coriandre et quelques piments ! Et puis après il faudra encore acheter les graines et les planter. J’espère que ce n’est pas déjà un peu tard pour faire mes semis !

À part ces projets éventuels pour un futur assez flou, pour l’instant dans la partie épices du jardin, il y a :

  • de la menthe : l’alliée essentielle pour une bière rafraîchissante d’exception, mais attention à la doser avec précision pour ne pas se retrouver avec une bière qui goûte le dentifrice ^^
  • du basilic, le thym et le romarin : des atouts pour une blanche unique 😉
  • du persil ?!… Mouais, bon, là j’suis pas convaincu ! Mais qui sais, je tenterais peut-être le coup sur un brassin expérimental de 2L si j’ai du temps à perdre

Et nous voilà au bout de l’article !

 

En conclusion

 

Vous l’avez remarqué, à part pour les houblons, je n’ai pas grand chose d’intéressant à montrer/raconter pour l’instant. En même temps c’est un peu normal puisque la culture du houblon est mon projet de jardinage principal, tout le reste c’est du bonus. En tout cas je suis sûr que dans les mois à venir le jardin vas pas mal évoluer, donc il y aura plus de choses intéressantes à raconter. La suite… dans la suite !

 

C’est tout pour le moment, si vous aussi vous vous lancez dans la culture du houblon cette saison, n’hésitez pas à me dire en commentaire comment ça se passe pour vous et les questions que vous vous posez.

Ça pourrait être intéressant de mettre en commun nos connaissances ! Et surtout, si quelqu’un à déjà essayé la bière au persil, obligation pour lui de partager les conclusions de son expérience, je veux tout savoir ! 😀

 

Quoi qu’il en soit n’hésite pas à laisser un commentaire pour me dire ce qui t’a plus dans cet article ou ce que tu aimerais apprendre dans le suivant, et à m’envoyer tes critiques sur ce blog ou tes propositions d’amélioration via le formulaire de contact !

 

En tout cas, merci de m’avoir lu jusqu’au bout et à très bientôt dans le journal de bord du jardin #2 !

Schüss ! 😉

Quelques articles pour toi

4 thoughts to “Journal de bord du jardin #1 – Le début de saison”

  1. j’ai commandé des rhizomes, 5 de Perle qui est double usage, je les mets en terre ce WE. donc surement pas de recolte pour moi cette année. Les bambous je les ai chez moi, donc ca sera le plus simple et je garde ton idée des fils obliques qui stabilisent ET servent de tuteurs aux pousses. merci pour tes réponses, bon jardinage!

    1. Si tes rhizomes sont en bonne santé, que ta terre est assez riche, bien aérée, bien drainée et que tes houblons sont bien exposés au soleil et que tu les arrose correctement quand nécessaire, tu pourrais avoir une petite récolte, même la première année ! Bon ça fait beaucoup de conditions, et il faut avoir un peu de chance, mais c’est pas impossible 😉 Et t’as de la chance avec tes bambous : approvisionnement en tuteurs de qualité, gratuits et locaux en plus ! Que du bonus ! Je te souhaite que tout ça pousse bien, et n’hésite pas à repasser d’ici quelques semaines pour demander conseil ou pour partager les dernières avancées de ton projet ! Bon jardinage à toi aussi 🙂

  2. re-bonjour Quentin,

    très intéressé par tes plantations de houblon, j’ai un peu la meme démarche : pour le fun du jardinage et avec les moyens du bord chez mes parents.
    Mon problème, comment monter des piquets assez hauts pour le houblon? Il parait que ca va monter jusqu’à 5m, rien dans le commerce aussi grand, tu as deja des plants assez grands? comment tu t’y prends? je pense à des bambous très enfoncés dans le sol (1m) pour supporter le poids sur un si grand « bras de levier »

    1. Salut jean, tout d’abord merci pour ton commentaire, ça fait plaisir de voir enfin de l’activité sur le blog 🙂

      Alors oui en effet le houblon peut monter jusqu’à 5 ou 6 mètres, voir même 8 mètres dans les champs ! Personnellement j’ai de la chance de disposer dans mon jardin d’une grande balançoire de 4 mètres de haut, qui me sert de support pour mes quatre houblons. Et actuellement, comme tu pourra très bientôt le voir dans mon article « journal de bord du jardin #3 », mes houblons commencent seulement à se rapprocher de la structure. En gros j’ai deux houblon qui font entre 15 et 30 cm et deux autres un peu en retard qui font moins de 10 cm de haut. Tu as déjà planté tes houblon toi ? Et tu compte en faire pousser combien en tout ?

      Ensuite pour répondre à ta question, il existe des dizaines de méthodes pour supporter tes houblons, la seule limite étant ton imagination (et ton budget :P). Tu peux par exemple tirer des fils (assez solides quand même) jusqu’au toit de ta maison (attention aux risques de chute lors de l’installation et de la récolte quand même). Ou alors en effet, comme tu le propose, tu peux planter un poteau dans le sol. Certaines jardineries vendent des bambous de 6m, mais c’est rare et assez cher. Je te conseillerai de planter un morceau de bois assez solide à minimum 60cm de profondeur et d’y fixer solidement le bambou. Après le souci du bambou c’est en effet sa faiblesse par rapport au vent. Pour palier à ce problème je te conseillerai de fixer 3, 4 ou 5 cordes au sommet du bambou, de bien les tendres uniformément et de les encrer solidement dans le sol. Comme ça ton mat en bambou sera bien stabilisé, et en plus les fils pourront servir de support au houblon pour grandir !

      Sinon tu peux essayer de récupérer un poteau téléphonique, mais c’est à la limite de la légalité il me semble, et en plus ces poteaux sont très toxiques à cause de leur traitement anti-pourriture et anti-insectes, donc mieux vaut les éviter ! Autrement, j’ai déjà vu des brasseurs qui allaient chercher des arbres au tronc de environ 20cm de diamètre en forêt pour servir de support à leurs houblons. Ou alors tu peu aussi faire un mélange des deux : faire un tipi avec un poteau central fait d’un tronc d’arbre et des cables, comme pour le bambou stabilisé dont je t’ai parlé avant. Et puis j’ai aussi déjà vu des installations où les brasseurs faisaient des structures en forme de T avec un gros poteau central et une traverse assez solide à l’horizontale, en haut, de laquelle descendaient plusieurs cables. Ou alors tu peut choisir d’employer les grands moyens et d’imiter les installations des pros, à base de grands poteaux en bois et de câbles en acier. Enfin bref, tu l’aura compris, le principe est toujours un peu le même : des cables et des poteaux. Après l’agencement, libre à toi de le choisir en fonction de tes envies et de tes contraintes ! Et oublie pas non plus qu’à un moment il vas falloir le récolter ce houblon, donc si tu peux détacher tes cables pour pouvoir travailler au sol tranquillement, il faut l’avoir prévu dans la conception initiale.

      Ah et j’allais oublier, mais tu peux aussi essayer de faire pousser le houblon à l’horizontale en fait ! Et oui ! En principe le houblon préfère pouvoir monter à la verticale, mais à défaut d’avoir un support adapté, il se contente très bien d’une palissade ou d’un grillage ! Et ce n’est pas pour autant que la récolte sera vraiment moins bonne ! Seul problème du grillage quand même c’est que si tu veux couper toutes les lianes pour récolter, ou juste pour faire place nette pour l’année suivante, elles seront méchamment emmêlées au grillages et donc très difficiles à détacher ^^

      Et puis si tu veux ni faire pousser ton houblon à l’horizontale, ni à la verticale, tu peux aussi t’amuser à le faire poussez et zig-zag ! Si tu as le support adapté (un style de laçage en X entre deux poteaux de 3m de haut par exemple) et que tu guide le houblon pour qu’il suive bien les fils, tu finira par avoir un beau mur végétal bien dense et ton houblon ne fera que 3m au lieu de 6 ! Mais ça demande une attention quotidienne de guider le houblon le long d’une telle structure, parce qu’il aura tendance à monter directement à la verticale, sans s’embêter à suivre les zig-zag si on le laisse faire.

      Voila, je crois que c’est tout. J’ai de nouveau fait un roman … Oups ! 😀 En tout cas ça fait plaisir de voir que mon blog plait et est utile à quelqu’un. J’espère que ma réponse te satisfait, et surtout n’hésite pas à demander des précisions si tu en ressent le besoin 🙂 Et si jamais tu as des remarques ou des propositions d’amélioration pour mon blog, même si c’est pas grand chose, je serrai ravis de les entendre 😉

      A+ !

      (PS : zut je t’avais répondu il y a 6H mais mon commentaire n’est jamais parti … Satanée application WordPress mobile qui déconne !)

N'hésite pas à laisser un petit mot, ça fait toujours plaisir ! ;)